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| Conférence de consensus sur la prévention du suicide en Bretagne | ||
TMO Régions à organisé et animé, en partenariat avec le Conseil Régional de Bretagne, la conférence de consensus sur la prévention du suicide en Bretagne qui s'est déroulée le 20 octobre 2007 à Rennes. Cette conférence de consensus a associé l'ensemble des institutions des professionnels et des acteurs associatifs mobilisés sur la prévention du suicide en Bretagne. La Bretagne est l’une des régions les plus touchées par le suicide. Depuis plusieurs années, la mortalité par suicide est supérieure à la moyenne nationale. Les tentatives de suicide touchent en particulier les moins de 65 ans (tranche des 25-64 ans) et concernent toutes les catégories professionnelles. Devant près de 500 personnes, une quinzaine d’experts ont livré leurs analyses, tout au long de la conférence de consensus sur la prévention du suicide en Bretagne. |
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Présentation de la démarche Depuis la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, les conseils régionaux ont la possibilité de définir des objectifs de santé publique à l’échelle de leur territoire et d’engager des moyens pour les atteindre. - Introduction - Données et contexte régional En introduction à la conférence de Consensus, le jury et le comité de pilotage ont souhaité un éclairage sur les questions suivantes :
- Le phénomène suicidaire chez les jeunes et les adolescents Le suicide des jeunes est évidemment particulièrement choquant, plusieurs raisons ou spécificités peuvent en partie l’expliquer. Ceci étant, dans un souci d’opérationnalité le comité de pilotage a souhaité avoir un éclairage particulier sur l’éventualité d’un lien entre les « exigences de réussite » pesant sur les jeunes et le phénomène suicidaire. Le comité de pilotage constate en effet que la famille, « l’environnement social » interpellent constamment les jeunes sur la nécessité de réussir, en particulier sur le plan scolaire. Il semble que le monde scolaire et l’enseignement supérieur relayent pour partie cette exigence, et semblent même l’amplifier dans un certain nombre de cas. Cette question de la pression « scolaire » trouve à l’évidence une résonance particulière dans une région comptant l’un des plus forts taux de réussite au baccalauréat.
Le phénomène suicidaire en milieu professionnel L’actualité nationale récente a attiré l’attention sur le suicide en milieu professionnel, rappelant que si le travail est un vecteur d’insertion sociale et de socialisation, il peut également être porteur de souffrance et de dépression. La dégradation des conditions de travail, les nouveaux modes de management, les exigences de productivité et de performance peuvent, dans un certain nombre de cas, peser fortement sur les salariés et aggraver le risque suicidaire, qu’il s’agisse du secteur privé ou du secteur public. Au-delà des conséquences dramatiques pour les personnes et leurs familles, ces suicides affectent toutes les catégories de personnels (culpabilité, stigmatisation, détérioration du climat interne) et semblent présenter un risque mimétique dont il paraît a priori indispensable de tenir compte dans les politiques de prévention et de management humain des organisations.
- - Le phénomène suicidaire chez les personnes âgées 30% des suicides bretons sont le fait des 65 ans et plus. Ces chiffres pourraient être plus élevés si l’on pouvait prendre en compte les équivalents suicidaires (glissement, refus de s’alimenter…). Cependant, plus que les nombres ou les pourcentages, c’est la radicalité des modes opératoires, la détermination à mourir, qui interroge la puissance publique en ce qu’elle traduit le désespoir d’une frange de la population âgée. Cette interrogation est d’autant plus nécessaire que la population des 65 ans et plus devrait progresser de plus 30% à l’horizon 2030 de sorte que l’on peut craindre une augmentation du nombre de tels suicides dans les années à venir. Le processus de vieillissement s’accompagne d’un certain nombre de pertes (perte d’autonomie, de sociabilité, de réseau, du conjoint, de revenu, de statut social…). La situation est particulièrement critique passé 80 ans. Dans cette tranche d’âge, la part croissante de personnes âgées vivant seules, l’augmentation de la dépendance et une certaine paupérisation peuvent accentuer les sentiments d’ennui, d’inutilité, d’abandon, multipliant en conséquence les risques de repli sur soi, d’isolement et par hypothèse de suicide.
- - Les dispositifs d'écoute et la communication autour du suicide en Bretagne Au delà des dispositifs de prévention existants qui auront pu être approchés lors des débats précédents, la question de l’écoute individuelle des populations confrontées au risque suicidaire, mais également celle de l’information et de la sensibilisation de la population bretonne dans son ensemble constituent un élément central de la politique de prévention du suicide en Bretagne.
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